Mon amie Adèle a gentiment accepté se prêter à ce petit exercice de style. Nous avons emprunté le studio de danse d’un copain, et essayé quelques accessoires. Dans sa série sur la danse, David Hamilton utilsait du Kodachrome et des filtres qu’il fabriquait lui-même avec de vieux morceaux de vitre enduits de gelée de pétrole. Ici, je me suis servi de mon boitier numérique, j’ai ajouté le grain et le léger halo avec Lightroom.
Adèle, en voyant les photos, m’a confié “Très joli, vraiment. Mais ça sent quand même le mois de décembre.” En effet, il y a quelque chose dans la qualité de la lumière qui indique l’hiver. Même en essayant de “réchauffer” avec Photoshop, je ne suis pas arrivé à m’en débarasser complètement. Voilà un leçon importante, à mon avis: il y a des signaux très subtils dans la lumière, impossibles à quantifier ou à identifier avec précision, mais notre inconscient, lui, sait bien les reconnaître. J’essaierai de refaire ces photos en été (si possible en Provence, comme le faisait Hamilton) et on verra s’il y a une différence.
En passant, c’est presqu’impossible de trouver des photos d’Hamilton dignes de ce nom sur le Web. Sa succession exerce un contrôle archi-serré sur ce qu’on publie de lui. Tant mieux au fond, car les épreuves et les livres sont les seuls média vraiment capables de rendre justice à un artiste de ce calibre. On peut commander ses livres sur son site d’archives et sur amazon.com.



Très jolies photos Richard! Impressionnant!