Depuis quelques jours, à l’aube, le lac est enveloppé d’un épais brouillard qui ne se dissipe que lentement après l’apparition du soleil. J’en ai profité pour me lever tôt (avant 6h) et descendre au quai attendre la lumière. Ceux qui ont de bons yeux vont remarquer le grain du film, du bon vieux Tri-X Pan, malheureusement de plus en plus difficile à trouver. C’est dommage, car j’ai une affection particulière pour son rendu des tons de gris, sa gamme d’exposition et la finesse des détails. Une image comme ça est très difficile à obtenir avec un appareil numérique, car même les meilleurs boitiers n’ont pas une plage dynamique suffisante. Il faut alors faire des expositions multiples et recourir aux techniques HDR, mais on perd vite la sensualité naturelle du film. J’ai pris ce cliché avec ma bonne vieille Leica M7 équipée d’une lentille 28mm, f8, 1/60, sans trépied.
